Salut les clampins,
Comme aujourd’hui je me fais chier a clamser je vais me fendre du résumé concernant le WE dernier à Liverpool où apprendrez notamment que suis je gay, fourbe et sale. Je vous rassure les autres ne sont pas en reste non plus…
Dredi le réveil sonne, hop préparation, je retrouve Christophe, on saute dans ma caisse et let’s go to Bath (160 bornes à l’est) pour cueillir Jeannot. Le plein de gazouze pour pas flancher comme dirait le 113 et c est parti, plein fer, postulant que les contre danses n’arrivent pas jusqu en France. De toute façon ça roule fort (160 a droite où t’es tricard) et les Anglais roulent suffisamment proprement pour ne pas avoir des stats d accidentologie qui poussent les roquets populistes de droite à mettre en place une politique répressive a faire passer le Liberia pour une terre démocratique (celle la elle est cadeau mon PETIT Nicolas). Le plein donc et pour voir ce que ça donne je fais le plein avec le « super » essence. De toute façon l essence est hors de prix et celle-ci vous est vendue pour coller 2 ailes a votre charrette tout en ayant une consommation de 2 chevaux. Essayons donc la Shell Ultimate ou je ne sais trop quoi.
Et ben ça m’a fait tout drôle, on a fait plus de 700 bornes plein fer avant de songer a refaire le plein, Choupette marchant comme un avion. Pour info avec Choupette c’est 600 bornes d’autonomie en roulant comme un retraité de la SNCF. A bon entendeur, pour une fois un produit qui se veut miracle est vraiment efficace, essayez donc pour voir, vous m’n direz des nouvelles (Choupette a 170 sous les 6 litres au cent, vous avez dit enchantement ?).
On arrive a Bath a peu près a l’heure prévue, passons chez Mes Couilles Mickey pour ravitailler en junk food et rejoignons Jeannot. On se balance nos Big Mac en 4e vitesse et c’est reparti. Comme d’hab c est le bordel dans Bath et on perd une demi heure pour en sortir. Derrière le voyage est très simple, « tartiner » comme dirait Jeannot et reluquer nos voisines quand le rythme ralentit (pour moi du moins, eux se rinçaient les mirettes quel que soit le trafic).
Au bout de 2h de route (sur les 4 prévues) Jeannot me sort « Meeerde, on a oublié d envoyer un message a Carius en partant ! ». « Attends, on va se marrer… » Et nous voila en train d envoyer un message a Carius pour lui expliquer qu on part seulement de Bath parce qu’on ne s est pas réveillés avec Christophe et qu’il y a des embouteillages alors qu on aura au moins 5 heures de retard. Plus c est gros plus ça marche et Carius tombe les pieds dedans, on se poile en l’imaginant soupirer en se frottant le front (étonnant qu’il y ait encore des cheveux). On l’appelle pour lui dire qu’on y est presque avant qu’il ne nous fasse un arret cardiaque et après un dernier tartinage (encore plus épais celui là) sur le periph’ de Liverpool nous voila rendus, merci Via Michelin pour l’itinéraire et Jeannot pour son interprétation.
Alors qu on décharge la caisse un « pééééédaaaaales ! » retentit, Carius est a sa fenêtre (cassée). Bref on s’installe et l apéro commence, le WE est lancé. Carius nous présente ses colocs (que des nanas, quel gâchis, c’est a Jeannot et à moi qu’il fallait les confier ces petites !). Bref on se prend un petit apéro des familles, Carius nous mijotant la ripaille pour le soir. Là je réalise que c est la première fois de ma vie que je le vois cuisiner un truc, depuis le temps qu’on se connaît. J’ai pas regretté ma foi. Les filles vont à une soirée Erasmus qui commence a 9h, nous on préfère sauter la case Erasmus et becter peinard. Apres souper tout le monde s habille, Jeannot refait sa mise en pli, je passe une liquette propre et chiffonnée (est il besoin de préciser ?), un coup de cocotte et nous voila lancés dans la nuit Livepooloise. On arrive à la Crazy House, notre boite de ce soir. L entrée est a 2₤, la binouse a peine plus chère et de toute façon c’est une achetée une offerte. Autant dire qu’avec Jeannot et Christophe ça nous change des entrées a 12₤ et autres boissons a 6 ou 7₤ !
On atterrit rapidement sur la piste, Olive nous avait dit que les filles du nord étaient plus chaudes que celles du Sud, je ne vois pas de différence notable. Jusqu’a ce qu une autochtone sortie de nulle part vienne me rouler une taloche d’enfer. Tellement bien d’ailleurs que je lui en roule une autre à la volée derrière puis chacun reprend sa route. Personnellement en Angleterre ça ne me choque même pas, les colocs d’Olive qui nous avaient rejoint entre temps ouvrent des yeux comme des billes. La zik commence à être pas mal, Carius se met torse poil, pour pas changer. Moi aussi, pour pas faire bourgeois. A la différence près que moi je me fais vomir sur la liquette. Je suis bon pour faire le beau gosse de 3e zone et finir la soirée torse poil, ce qui m’agace. Cela dit ma chemise pue vraiment et c’est pas possible. Je ne sais plus comment cela vient sur le tapis mais j embrasse Olive pour les besoins d une photo de Lola, qu’elle loupe. Y a que le premier pas qui coûte, on se ré embrasse, morts de rire.
A la sortie un type ne ressemble a rien, Jeannot se fout ouvertement de sa gueule. Et tous ses potes nous tombe dessus, Jeannot et moi étant, comme d habitude à la traîne. J’essaie de désamorcer vainement le truc, ils ont envie que ça chicore on y échappera pas. Jeannot me dit « prépare ton brise boukak mon gars » je lui répond « ouais là y a pas 36 solutions ». Et là tel Zorro, Carius arrive, désamorce le truc (30 secondes), pour se ré embrouiller avec les mecs, encore pire que nous. Nous voila donc repartis dans une dynamique de baston, ce qui ne me déplait pas tellement d ailleurs tant ces petits morveux m’ont gonflé. Désormais l’équilibre numérique est rétabli et je donne donc nettement plus cher de notre peau. Ce qu’à aussi du remarquer le chef de file de ces racailles du dimanche qui me propose pour le coup « t’emmènes tes potes j’emmène les miens ». Ca me fait marrer mais j acquiesce, je ne cours pas non plus après les points de suture et les cocards, j’ai déjà tout ce qu’il faut.
En rentrant on s arrête au Kebab, 4,2 ₤ pièce, je manque de m étrangler avant même la première bouchée. Bref faut bien bétonner, on prend nos Kebabs et rentrons au bercail, jeannot et moi à la traîne encore. On se met d accord que les prochains qui viennent nous emmerder on leur rentre dedans directement, ça évitera les palabres inutiles. Personne ne viendra, on garde nos gueules de jeunes premiers sinon intactes du moins pas plus abîmées qu’elles ne l’étaient déjà. On finit par atterrir au bercail, chacun vaque à ses occupations, de prendre une douche à un dernier verre. On va se coucher et sitôt la lumière éteinte je décrète que je vais fouttre mes doigts dans le nez de Jean Yves qui ne l’entend pas de cette oreille (si je puis dire). On s’en met plein la tête mais sans faire le moindre bruit. Carius qui commence à connaître nos habitudes de sales gosses rallume quand même la lumière au bout de quelques minutes, comme ça, pour voir. On est toujours en train de se bagarrer. Comme toujours avec les mômes ça s’arrête quand il y en a un qui saigne, Jean Yves en l’occurrence, mon doigt étant peut être allé un peu loin dans son pif. Sur quoi tout le monde s’endort.
Le lendemain réveil pas trop calamiteux, tout le monde se descend son litre de flotte réglementaire, le kebab et la biture ont fait leur œuvre de desséchement. Mon sac de couchage étant éminemment confortable je me refuse à en sortir. De toute façon il est suffisamment grand pour que je puisse me déplacer sans en sortir. Stella me voit donc débarquer en sac de couchage dans la cuisine, quelques secondes après avoir vu Carius se pointer en calbut’. Tout le monde apparaît progressivement, on se sert un verre de Pepsi et on repart vers la piaule pour se mater des Coluche et raconter des conneries. Note : je suis toujours dans mon sac de couchage. Ce que ne manque pas de remarquer Jeannot qui se fait un plaisir de mettre le pied dessus alors que je retourne benoîtement vers la piaule avec deux verres à la main. S’en suit une belle gamelle et du Pepsi plein la moquette. 1 partout.
Le soir on décide comme prévu ma veille d’inviter tout l’étage d’Olivier a dîner. On va donc faire les courses, vu qu on sera 12 a table on oublie le raffinement et optons pour 3 poulets et des frites. On ramène tout ça à la maison et repartons pour Liverpool by day cette fois ci. Olive nous fait découvrir Liverpool, ancienne ville ouvrière qui a eu le plus grand mal à subsister lors des fermetures massives d industries lourdes de ces dernières années. Ainsi la ville alterne le très moche et le classieux, parfois même dans la même rue. Au gré de nos promenades on arrive à «The Cavern », le pub qui vit démarrer les Beatles il y a près de 40 ans. Je n’avais vu un endroit pareil, complètement hors du temps. Les choses qui ont changé depuis les 4 de Liverpool se comptent peut être sur les doigts d’une main. Dedans des gens de tous horizons, de tous ages, sont là juste pour boire une bière et voir un concert de Rock (il y en a tous les jours, toute la journée). Un couple de retraité dansent avec enthousiasme sur ce qui a peut être permis a monsieur de tomber madame en des temps anciens, enivrant.
J’ai vraiment été subjugué par ce pub, peut être un des meilleurs que j aie vu de ma vie. La bière n’y est pas meilleure qu’ailleurs, les concerts n’y sont pas transcendants, l’endroit est certes mythique mais n’a rien d exceptionnel et pourtant au final ça prend, les gens, quels qu ils soient viennent pour se faire plaisir et ça marche. Incroyable.
Sur le coup de 18h on est rassasiés de bières et de Rock & Roll, on rentre au bercail via un crochet par le portique Chinois, le plus vieux d’Angleterre paraît il.
Arrivés au bercail on commence a faire becter avec tout ce que cela comporte d’arrachage de cheveux de faire rentrer trois poulets et les frites qui vont avec dans un four normal. On aura notre lot de catastrophes mais bon an mal an tout le monde se retrouve avec quelque chose à manger dans son assiette et apparemment ça leur plait. Du coup si tout le monde nous disait 2h avant que sortir était hors de question on réussit a tous les traîner en boite avec nous à l’exception de Lola qui ne tombera pas dans le panneau (ce qui fut bien dommage d’ailleurs). On se bouge pour rentrer à « le Bateau » dans les temps, tout se passe nickel. A l’intérieur l’ambiance est tout autre, ici on écoute du Rock et putain ça déchire ! (voir sur le blog de mes articles mon article « Rock is not dead ! ») Les serveurs sont des punks a crête, la pression coûte 1₤60, le verre d alcool fort 1₤, on ne fait pas dans le détail…
Dans la salle du bas le DJ nous sert des bootlegs proprement incroyables mêlant les White Stripes à Prodigy, Oasis à Daft punk, c est de la folie furieuse, je me baffre. Tout le monde vit un peu sa soirée, moi me défoulant sur la piste avec Nico, Kathrin et Stella, Jeannot et Carius ne décramponnant pas du zinc et Christophe s’emballant une autochtone, ce qui nous a posé quelques problèmes. Non qu’on soit jaloux mais tout simplement qu’au moment de partir on se demandait bien où il était passé.
Toute la petite troupe rentre en titubant, Jeannot et moi nous réglant nos comptes a grands coups de croche pattes et autres poussages dans les buissons. A un moment il nous prend l’envie de rejoindre Carius et Kathrin loin devant, en courant. Sitôt arrivés Kathrin s’enfuit en courant. Ce n’était pas l’effet escompté, Carius nous demande ce qu’on lui a dit, on lui répond « ben rien, on vient d arriver » en reprenant notre souffle. Apparemment on lui aurait balancé des vannes pas sympas, Jeannot et moi-même nous insurgeons, c est faux faux et archi faux. On ne lâche rien du chemin du retour, pour une fois qu’on a rien dit faudrait pas pousser Mémé dans les orties (Jeannot si). L’affaire en restera là, Jeannot se foutant de ma gueule de ma gueule sur le thème « ha ha ha Kathrin elle te déteste » « rigole pas, toi aussi ».
A l arrivée on est les seuls à voir l’énergie d aller fouttre le bordel dans la cuisine, d’autant qu’il reste plein de poulet et qu’on a les crocs. Comme manger sans les mains c’est plus rigolo on bat des records de saleté en mettant directement la tête dans le plat. Ca a au moins le mérite de nous faire plier de rire, surtout quand j’écrabouille la tête de Jeannot dans le plat plein de sauce. Le pauvre Christophe doit se demander où il a atterri, Olivier ne proteste même plus quand à l’état de la cuisine, considérée comme perdue.
Action/réaction alors que je me remet a peine de mes émotions Jeannot envoie valser mon tabouret et son contenu (moi) dans le décor. Nouvelle hilarité générale, je ramasse mes abatis et me rassoit, 2 partout.
Olivier entend de la musique venant d’en dessous, la minute suivante on a rejoint ses voisins de dessous pour poursuivre encore l’after. 2 gars 2 filles, au moins aussi anglais que bourrés. En dehors de me dire que je ressemble à Schumacher ils ne sont pas foudroyants de conversation, il est plus de 5h du mat, je ne m’éternise pas, j’ai les 500 bornes retour en tête. Olive et Jeannot rentreront vers 7h du matin…
Le lendemain rien de transcendant, on rassemble notre foutoir et les partons nous jeter les 500 bornes de caisse qui en dépit des conditions vaguement dégueulasses et de la torpeur de mes acolytes se passent vite et bien.
Voilou les copines, en résumé n’hésitez pas passer par Liverpool, les autochtones sont un peu rustauds mais ça vaut franchement le détour
Arnaud
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