Images aléatoires

  • blog_catherine__frida__le_boogie_style_et_moi.jpg
  • appart_blog_l_entr_e.jpg
  • sotheby-s-at-ferrari-25-juin-2004-imgp1575.jpg
  • blog_imgp2204.jpg
  • blog_imgp2167.jpg

Mercredi 26 octobre 2005

Salut les clampins,

 

            Comme aujourd’hui je me fais chier a clamser je vais me fendre du résumé concernant le WE dernier à Liverpool où apprendrez notamment que suis je gay, fourbe et sale. Je vous rassure les autres ne sont pas en reste non plus…

            Dredi le réveil sonne, hop préparation, je retrouve Christophe, on saute dans ma caisse et let’s go to Bath (160 bornes à l’est) pour cueillir Jeannot. Le plein de gazouze pour pas flancher comme dirait le 113 et c est parti, plein fer, postulant que les contre danses n’arrivent pas jusqu en France. De toute façon ça roule fort (160 a droite où t’es tricard) et les Anglais roulent suffisamment proprement pour ne pas avoir des stats d accidentologie qui poussent les roquets populistes de droite à mettre en place une politique répressive a faire passer le Liberia pour une terre démocratique (celle la elle est cadeau mon PETIT Nicolas). Le plein donc et pour voir ce que ça donne je fais le plein avec le « super » essence. De toute façon l essence est hors de prix et celle-ci vous est vendue pour coller 2 ailes a votre charrette tout en ayant une consommation de 2 chevaux. Essayons donc la Shell Ultimate ou je ne sais trop quoi.

            Et ben ça m’a fait tout drôle, on a fait plus de 700 bornes plein fer avant de songer a refaire le plein, Choupette marchant comme un avion. Pour info avec Choupette c’est 600 bornes d’autonomie en roulant comme un retraité de la SNCF. A bon entendeur, pour une fois un produit qui se veut miracle est vraiment efficace, essayez donc pour voir, vous m’n direz des nouvelles (Choupette a 170 sous les 6 litres au cent, vous avez dit enchantement ?).

            On arrive a Bath a peu près a l’heure prévue, passons chez Mes Couilles Mickey pour ravitailler en junk food et rejoignons Jeannot. On se balance nos Big Mac en 4e vitesse et c’est reparti. Comme d’hab c est le bordel dans Bath et on perd une demi heure pour en sortir. Derrière le voyage est très simple, « tartiner » comme dirait Jeannot et reluquer nos voisines quand le rythme ralentit (pour moi du moins, eux se rinçaient les mirettes quel que soit le trafic).

 

            Au bout de 2h de route (sur les 4 prévues) Jeannot me sort « Meeerde, on a oublié d envoyer un message a Carius en partant ! ». « Attends, on va se marrer… » Et nous voila en train d envoyer un message a Carius pour lui expliquer qu on part seulement de Bath parce qu’on ne s est pas réveillés avec Christophe et qu’il y a des embouteillages alors qu on aura au moins 5 heures de retard. Plus c est gros plus ça marche et Carius tombe les pieds dedans, on se poile en l’imaginant soupirer en se frottant le front (étonnant qu’il y ait encore des cheveux). On l’appelle pour lui dire qu’on y est presque avant qu’il ne nous fasse un arret cardiaque et après un dernier tartinage (encore plus épais celui là) sur le periph’ de Liverpool nous voila rendus, merci Via Michelin pour l’itinéraire et Jeannot pour son interprétation.

            Alors qu on décharge la caisse un « pééééédaaaaales ! » retentit, Carius est a sa fenêtre (cassée). Bref on s’installe et l apéro commence, le WE est lancé. Carius nous présente ses colocs (que des nanas, quel gâchis, c’est a Jeannot et à moi qu’il fallait les confier ces petites !). Bref on se prend un petit apéro des familles, Carius nous mijotant la ripaille pour le soir. Là je réalise que c est la première fois de ma vie que je le vois cuisiner un truc, depuis le temps qu’on se connaît. J’ai pas regretté ma foi. Les filles vont à une soirée Erasmus qui commence a 9h, nous on préfère sauter la case Erasmus et becter peinard. Apres souper tout le monde s habille, Jeannot refait sa mise en pli, je passe une liquette propre et chiffonnée (est il besoin de préciser ?), un coup de cocotte et nous voila lancés dans la nuit Livepooloise. On arrive à la Crazy House, notre boite de ce soir. L entrée est a 2₤, la binouse a peine plus chère et de toute façon c’est une achetée une offerte. Autant dire qu’avec Jeannot et Christophe ça nous change des entrées a 12₤ et autres boissons a 6 ou 7₤ ! 

            On atterrit rapidement sur la piste, Olive nous avait dit que les filles du nord étaient plus chaudes que celles du Sud, je ne vois pas de différence notable. Jusqu’a ce qu une autochtone sortie de nulle part vienne me rouler une taloche d’enfer. Tellement bien d’ailleurs que je lui en roule une autre à la volée derrière puis chacun reprend sa route. Personnellement en Angleterre ça ne me choque même pas, les colocs d’Olive qui nous avaient rejoint entre temps ouvrent des yeux comme des billes. La zik commence à être pas mal, Carius se met torse poil, pour pas changer. Moi aussi, pour pas faire bourgeois. A la différence près que moi je me fais vomir sur la liquette. Je suis bon pour faire le beau gosse de 3e zone et finir la soirée torse poil, ce qui m’agace. Cela dit ma chemise pue vraiment et c’est pas possible. Je ne sais plus comment cela vient sur le tapis mais j embrasse Olive pour les besoins d une photo de Lola, qu’elle loupe. Y a que le premier pas qui coûte, on se ré embrasse, morts de rire. 

          A la sortie un type ne ressemble a rien, Jeannot se fout ouvertement de sa gueule. Et tous ses potes nous tombe dessus, Jeannot et moi étant, comme d habitude à la traîne. J’essaie de désamorcer vainement le truc, ils ont envie que ça chicore on y échappera pas. Jeannot me dit « prépare ton brise boukak mon gars » je lui répond « ouais là y a pas 36 solutions ». Et là tel Zorro, Carius arrive, désamorce le truc (30 secondes), pour se ré embrouiller avec les mecs, encore pire que nous. Nous voila donc repartis dans une dynamique de baston, ce qui ne me déplait pas tellement d ailleurs tant ces petits morveux m’ont gonflé. Désormais l’équilibre numérique est rétabli et je donne donc nettement plus cher de notre peau. Ce qu’à aussi du remarquer le chef de file de ces racailles du dimanche qui me propose pour le  coup « t’emmènes tes potes j’emmène les miens ». Ca me fait marrer mais j acquiesce, je ne cours pas non plus après les points de suture et les cocards, j’ai déjà tout ce qu’il faut.

            En rentrant on s arrête au Kebab, 4,2 ₤ pièce, je manque de m étrangler avant même la première bouchée. Bref faut bien bétonner, on prend nos Kebabs et rentrons au bercail, jeannot et moi à la traîne encore. On se met d accord que les prochains qui viennent nous emmerder on leur rentre dedans directement, ça évitera les palabres inutiles. Personne ne viendra, on garde nos gueules de jeunes premiers sinon intactes du moins pas plus abîmées qu’elles ne l’étaient déjà. On finit par atterrir au bercail, chacun vaque à ses occupations, de prendre une douche à un dernier verre. On va se coucher et sitôt la lumière éteinte je décrète que je vais fouttre mes doigts dans le nez de Jean Yves qui ne l’entend pas de cette oreille (si je puis dire). On s’en met plein la tête mais sans faire le moindre bruit. Carius qui commence à connaître nos habitudes de sales gosses rallume quand même la lumière au bout de quelques minutes, comme ça, pour voir. On est toujours en train de se bagarrer. Comme toujours avec les mômes ça s’arrête quand il y en a un qui saigne, Jean Yves en l’occurrence, mon doigt étant peut être allé un peu loin dans son pif. Sur quoi tout le monde s’endort.

 

            Le lendemain réveil pas trop calamiteux, tout le monde se descend son litre de flotte réglementaire, le kebab et la biture ont fait leur œuvre de desséchement. Mon sac de couchage étant éminemment confortable je me refuse à en sortir. De toute façon il est suffisamment grand pour que je puisse me déplacer sans en sortir. Stella me voit donc débarquer en sac de couchage dans la cuisine, quelques secondes après avoir vu Carius se pointer en calbut’. Tout le monde apparaît progressivement, on se sert un verre de Pepsi et on repart vers la piaule pour se mater des Coluche et raconter des conneries. Note : je suis toujours dans mon sac de couchage. Ce que ne manque pas de remarquer Jeannot qui se fait un plaisir de mettre le pied dessus alors que je retourne benoîtement vers la piaule avec deux verres à la main. S’en suit une belle gamelle et du Pepsi plein la moquette. 1 partout.

            Le soir on décide comme prévu ma veille d’inviter tout l’étage d’Olivier a dîner. On va donc faire les courses, vu qu on sera 12 a table on oublie le raffinement et optons pour 3 poulets et des frites. On ramène tout ça à la maison et repartons pour Liverpool by day cette fois ci. Olive nous fait découvrir Liverpool, ancienne ville ouvrière qui a eu le plus grand mal à subsister lors des fermetures massives d industries lourdes de ces dernières années. Ainsi la ville alterne le très moche et le classieux, parfois même dans la même rue. Au gré de nos promenades on arrive à «The Cavern », le pub qui vit démarrer les Beatles il y a près de 40 ans. Je n’avais vu un endroit pareil, complètement hors du temps. Les choses qui ont changé depuis les 4 de Liverpool se comptent peut être sur les doigts d’une main. Dedans des gens de tous horizons, de tous ages, sont là juste pour boire une bière et voir un concert de Rock (il y en a tous les jours, toute la journée). Un couple de retraité dansent avec enthousiasme sur ce qui a peut être permis a monsieur de tomber madame en des temps anciens, enivrant.

            J’ai vraiment été subjugué par ce pub, peut être un des meilleurs que j aie vu de ma vie. La bière n’y est pas meilleure qu’ailleurs, les concerts n’y sont pas transcendants, l’endroit est certes mythique mais n’a rien d exceptionnel et pourtant au final ça prend, les gens, quels qu ils soient viennent pour se faire plaisir et ça marche. Incroyable.        

Sur le coup de 18h on est rassasiés de bières et de Rock & Roll, on rentre au bercail via un crochet par le portique Chinois, le plus vieux d’Angleterre paraît il.

            Arrivés au bercail on commence a faire becter avec tout ce que cela comporte d’arrachage de cheveux de faire rentrer trois poulets et les frites qui vont avec dans un four normal. On aura notre lot de catastrophes mais bon an mal an tout le monde se retrouve avec quelque chose à manger dans son assiette et apparemment ça leur plait. Du coup si tout le monde nous disait 2h avant que sortir était hors de question on réussit a tous les traîner en boite avec nous à l’exception de Lola qui ne tombera pas dans le panneau (ce qui fut bien dommage d’ailleurs). On se bouge pour rentrer à « le Bateau » dans les temps, tout se passe nickel. A l’intérieur l’ambiance est tout autre, ici on écoute du Rock et putain ça déchire ! (voir sur le blog de mes articles mon article « Rock is not dead ! ») Les serveurs sont des punks a crête, la pression coûte 1₤60, le verre d alcool fort 1₤, on ne fait pas dans le détail…

            Dans la salle du bas le DJ nous sert des bootlegs proprement incroyables mêlant les White Stripes à Prodigy, Oasis à Daft punk, c est de la folie furieuse, je me baffre. Tout le monde vit un peu sa soirée, moi me défoulant sur la piste avec Nico, Kathrin et Stella, Jeannot et Carius ne décramponnant pas du zinc et Christophe s’emballant une autochtone, ce qui nous a posé quelques problèmes. Non qu’on soit jaloux mais tout simplement qu’au moment de partir on se demandait bien où il était passé.

 

Toute la petite troupe rentre en titubant, Jeannot et moi nous réglant nos comptes a grands coups de croche pattes et autres poussages dans les buissons. A un moment il nous prend l’envie de rejoindre Carius et Kathrin loin devant, en courant. Sitôt arrivés Kathrin s’enfuit en courant. Ce n’était pas l’effet escompté, Carius nous demande ce qu’on lui a dit, on lui répond « ben rien, on vient d arriver » en reprenant notre souffle. Apparemment on lui aurait balancé des vannes pas sympas, Jeannot et moi-même nous insurgeons, c est faux faux et archi faux. On ne lâche rien du chemin du retour, pour une fois qu’on a rien dit faudrait pas pousser Mémé dans les orties (Jeannot si). L’affaire en restera là, Jeannot se foutant de ma gueule de ma gueule sur le thème « ha ha ha Kathrin elle te déteste » « rigole pas, toi aussi ».

 

            A l arrivée on est les seuls à voir l’énergie d aller fouttre le bordel dans la cuisine, d’autant qu’il reste plein de poulet et qu’on a les crocs. Comme manger sans les mains c’est plus rigolo on bat des records de saleté en mettant directement la tête dans le plat. Ca a au moins le mérite de nous faire plier de rire, surtout quand j’écrabouille la tête de Jeannot dans le plat plein de sauce. Le pauvre Christophe doit se demander où il a atterri, Olivier ne proteste même plus quand à l’état de la cuisine, considérée comme perdue.

 

            Action/réaction alors que je me remet a peine de mes émotions Jeannot envoie valser mon tabouret et son contenu (moi) dans le décor. Nouvelle hilarité générale, je ramasse mes abatis et me rassoit, 2 partout.

 

            Olivier entend de la musique venant d’en dessous, la minute suivante on a rejoint ses voisins de dessous pour poursuivre encore l’after. 2 gars 2 filles, au moins aussi anglais que bourrés. En dehors de me dire que je ressemble à Schumacher ils ne sont pas foudroyants de conversation, il est plus de 5h du mat, je ne m’éternise pas, j’ai les 500 bornes retour en tête. Olive et Jeannot rentreront vers 7h du matin…

  

            Le lendemain rien de transcendant, on rassemble notre foutoir et les partons nous jeter les 500 bornes de caisse qui en dépit des conditions vaguement dégueulasses et de la torpeur de mes acolytes se passent vite et bien.

 

Voilou les copines, en résumé n’hésitez pas passer par Liverpool, les autochtones sont un peu rustauds mais ça vaut franchement le détour

 

Arnaud

Par Poisson - Publié dans : Tribulations d un Arnaud a l etranger
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 25 octobre 2005

Salut les Pédrolitos, 

       J ai mis quelques petites photos car je me suis fait recement la reflexion que niveau mise a jour c'était un peu le naufrage ces derniers temps. Vous découvrirez ainsi plein de petites nimages (avec nous dessus) de notre déplacement a Munich pour l Oktoberfest il y a un mois ainsi que 2 3 photos du week end a Liverpool d il y a 15 jours.

      J avais commencé un résumé en des temps immémoriaux a ce propos mais la c est un peu la panne sèche. Si vous etes sages (et que je n ai rien d autre à fouttre) je le termine ce soir.

A plus, keep on....

Bonne lecture

 

Arnaud

Par Poisson - Publié dans : Tribulations d un Arnaud a l etranger
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 21 octobre 2005

Amis du bootleg et du musette bien le bonjour !

 

 

 

       Vendredi, le jour du poisson (qu on a mangé mercredi, ils ne respctent plus rien ces jeunes), mon barometre s est jeté par la fenetre ce matin, les depressions successives ont eu raison de lui. Ca fait 3 mois que je le vois descendre, a force d enchainer les depressions je me demande si au bout d un moment on ne va pas manquer d air.

       Hier soir je suis allé au Chancellor's, le bar de la fac, le jeudi c est la soirée "open mic", des groupes se succedent donc avec plus ou moins de reussite.  

       Bref la n est pas le propos, hier j ai eu la preuve tangible que les Hollandais sont des gens fourbes et malveillants. Vous noterez que j ai moi meme un peu de Hollandais en moi (bras gauche, orteils droits), ce qui expliquerait d ailleurs mon coté fourbe et malveillant (hein Jean Yves que c est bon le poulet quand on le mange avec la tete...)

        Mettons nous en sitaution: les Hollandais mangent comme les poules. Non qu ils picorent en agitant les abatis mais il dinent a l heure ou nous on goute. Du coup apres ils s emmerdent tout le reste de la soirée et ils grignottent plein de trucs. Comme je vis dans une grande colloc d amour et de petits oiseaux on a pour coutume de se faire gouter nos produits locaux. Moi le Claquos (Takahito adore et en achete regulierement depuis), Takahito l alcool de blé (j adore et on en picole regulierement depuis), les chinoises des trucs qui puent dans la cuisine pendant 3 jours et Petra ses bonbons hollandais noirs.  

        En gros c est du reglisse. Et je DETESTE le reglisse, ce qu elle a pu voir d elle meme le jour ou elle m a fait gouter. 

 

        Hier donc nous revenons du Chancellor's et alors que je braille une connerie pour faire le pitre me vient une quinte de toux, residu de mon typhus de mercredi. Je suis donc en train de clamser et Petra me degaine du tac au tac un truc de sa poche en me disant "tiens prend ca, ca marche ". Vu que Petra a la creve aussi je ne me pose pas la question et absorbe ledit truc en commenceant a le macher frenetiquement.

       Et au bout de 3 secondes je realise que c est un de ses horribles bonbecs degueulasses, qu elle m a refourgué, profitant de ma faiblesse du moment.

       Je prends ca comme une declaration de guerre directe, ma vengeance sera terrible (d ailleurs je commence a avoir une idée précise...)

Arnaud, qui rira bien qui rira le dernier

 

PS: Carius tu reviens quand...?

Par Poisson - Publié dans : Tribulations d un Arnaud a l etranger
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 13 octobre 2005

Bonjour a tous,

                Fais exceptionnel je prends la plume pour raconter quelque chose qui s est passé en France, un article quelque part entre le faire part de deces et l avis d expropriation.

               Dans la nuit de mardi 11 a mercredi 12 octobre le 17 avenue de Grande Bretagne a brulé, avec tout ce qu il y avait dedans. Au dela de ce nom impersonnel le 17 avenue de Grande c etait notre coloc, pus connue sous le sobriquet d "appart du bonheur" par les generations d ifmaliens qui y ont passé un bout de vie et leurs potes avec.

                 Je ne rentrerai pas dans les details du pourquoi du comment de l incendie, de ce qui a brulé, de ce qui a été noyé ou encore de ce qui a pris des bouts de murs sur la gueule, la batisse ayant commencé a s'écrouler.

                 Au final l immeuble a été déclaré insalubre par la mairie et sera ou rasé ou trés serieusement rehabilité, du pareil au meme donc.

                Plus personne ne fera de bataille de sceaux d eau dans "ma piaule", de ski dans le couloir, ne se douchera sans porte de salle de bain, ne traitera le four de tous les noms parce qu il a encore tout fait sauter. Plus rien ne poussera dans les placards, que ce soit autorisé ou non, qu on le lui ai demandé ou pas, le chat n ira plus pisser dans le lavabo, bref on s arrette et on range, le spectacle est fini.

                Si on y a laissé des plumes dans l histoire (ma chambre et la cuisine se sont écroulées, les autres pieces oscllent entre le pas folichon et le catastrophique) nos pensées vont naturellement a ceux qui y habitaient a ce moment la et qui ont eux vraiment tout perdu. Par chance personne n a été blessé.

                Une page de la vie étudiante Clermontoise et ifmalienne plus particulierement se tourne, aurevoir chez nous, et merci pour le brin d hospitalité, on ne l oubliera jamais...

Par Poisson - Publié dans : Tribulations d un Arnaud a l etranger
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 8 octobre 2005

Vous vouliez du résumé ?

 

 

Vous n allez pas etre decus, le moins qu on puisse dire c est qu il est exhaustif....


            Jeudi, fin d aprem, je commence a avoir les yeux qui clignottent a force de bosser comme un malade (en preparation du WE qui s annonce j ai mis les bouchées doubles, ce qui a pour principal effet de me crever). Franzi m appelle, on a rencard chez moi, je laisse tout tomber et me casse, de toute facon ca ne marche pas (et j en ai marre). Je me pose chez oim, comate un peu en attendant la miss qui est (comme d hab) en retard. Franzi arrive, la porte de ma chambre se ferme, je met un peu de musique...

            Et Jeannot m appelle !

"allo Schumi je suis paumé dans le centre de Guildford je fais comment ?".

 

           Apres un "Et merde" je lui explique, fin de l apres midi love avant meme qu elle n aie commencé.

            Jeannot arrive, on part chercher Carius. Franzi me lache "sois sage" je fais mon idiot "quel genre ?". "finis pas en prison ce sera deja bien", je suis mort de rire.

            Pour une fois ca roule nickel, on en profite pour "tartiner" comme dirait Jeannot. On cueuille Carius sur Vauxhall Bridge et rentrons au bercail. Arrivés sur le campus je leur montre le bar des etudiants, on en sort une heure et demie plus tard et 3 pintes dans le civet chacun. On se jette un fish & chips chez oim avant d aller nous coucher, la nuit sera courte. 

 

 

L avion decolle a 7h20, Stansted est a presque 200 bornes de chez moi, bref le reveil sonne a 3h30. Contre toute attente tout le monde est debout en moins de 10 secondes et pret en une demie heure. On a le ciboire completement embrumé mais faut pas mollir. Dehors il tombe des cordes et y a du brouillard, Plus pourri (ou Anglais) comme meteo tu meurs. On navigue neanmoins avec brio jusqu a l aeroport et prennons notre avion en temps et en heure. Je constate au controle secu que j ai encore ma carte grise sur moi (on a pris la caisse de
Jeannot) mais que je n ai pas mes clefs de voiture alors que les deux sont toujours ensemble. Je me dit "merde je le sens pas ca".

          [Je constaterai amerement hier en rentrant qu elles ne sont pas non plus chez moi, je les ai donc effectivement perdues, ce qui me fot dans une colere noire depuis.]

           On agonise litterallement en salle d embraquement, le soleil se leve difficilement sur un brouillard a couper au couteau. L avion decolle, on a mis Jeannot a coté du hublot, c est son premier vol. Il passe le plus clair du vol a s emreveiller sur tout en n importe quoi, quand on sort les volets, quand on rentre les volets, quand on monte, quand on descend etc. Ca fait plaisir a voir et donne encore plus envie de fabriquer ces gros machins la.

          On atterit, Lolo nous attend, on tire des Zorros, ca fait plaisir de retrouver son bon vieil Euro. Lolo a fait les choses bien, dans la Megane nous attendent l Equipe du jour, pains au chocolat et croissants. Le voyage se passe sans heurts ou presque, a part une grosse alerte ABS ou on manque d encadrer la Golf de devant qui avait pilé, ses feux stop restant sournoisement muets. Ca compare les differentes bagnoles que l on double et leurs passageres, quelques perles de mauvais gout que je taierai fusent de ci de la.

          On arrive chez Remi sans se paumer ou presque, on ne remerciera jamais assez Alexis de nous avoir fait un beau plan avec ses crayons de couleur. Le "tu prends l apero ?" n est que protocolaire, tout le monde goute sans tarder aux produits locaux avec des bulles dedans. Remi nous presente son pote Nico avec qui il a fait les states. Nico est le genre de garcon gentil mais qui peut vous sortir une vanne avec "Firewall" dedans. Du coup ca me passe l envie de rigoler avec lui, quand j ai envie de me marrer je prefere Guy Bedos au catalogue de Surcouf.

           Les deux potes manquants arrivent, Vivien dont j aurai l occasion de vous reparler et Robin, dont j ai maintes fois entendu parler. [Robin etait le coloc de Romuald a Bourges , Romuald etant un des plus meilleurs potes. Or Robin s est retrouvé au meme endroit (Université du Marine Land) que Remi au premier semestre, Remi etant un d mes colocs a Clermont]


          On part pour l Oktober, ou plutot pour le RER local. Remi nous l avait promis a 5 minutes de chez lui, on galope 20 minutes, ce qui nous donne l occasion de faire les boulets et de raler pour le faire chier. Apres une engueulade au moment d acheter le ticket entre ceux qui ne veulent pas payer, ceux qui veulent payer et ceux qui ont encore une autre idée (a la con) on finit par arriver a bon port, je vous passe les changements.

           L escalator me fait penser a une montagne Russe quand le chariot monte au depart, on a tous des mines rejouies, a fortiori quand on voit les autochtones redescendre dans des états pas forcement tres reluisants. L Okober Fest est une espece de fete forraine pour grandes
personnes, voire meme pour Allemands. La principale attraction est de se mettre completement minable, ce que tout le monde s emploie a faire avec soin et appication. On se cherche une tente car tant qu on est pas assis on a pas le droit de boire un coup. On finit par se trouver un petit coin de table, petit coin qui ira en s elargissant au fur et a mesure que nos voisins laissent tomber. Au cours de la chasse a la place assise on s est acheté un chapeau
typiquement local chacun avec Lolo, je ne saurai pas vous dire qui a l air le plus con, ca se vaut dirons nous.

            Il doit etre 18h, on se prend notre premiere biere a l Oktoberfest, la plus grande fete de la biere du monde. La serveuse sert ses 8 mass (verre d un litre) a Remi, chacun prend sa chopine et trinque avec les yeux qui petillent.

          Je vous certifie que quand vous retrouvez avec ce genre de bazar a la main c est inpressionnant. 1 litre de cervoise dans un godet qui doit peser 500 grammes ca en impose. Comme je deteste qu on m intimide je torpille la mienne en 20 minutes chrono, suivi de pres par Jeannot, puis par tout le monde. On s en reprend une 2e (qui tient vaillament 30 minutes) puis une autre, puis une autre... Comme c est un beau bordel les tables on est pas assis avec les autres Jeannot et moi. En soi c est pas grave car l ambiance est bonne enfant et tout
le monde socialise avec tout le monde. Je discute avec Tony, un Bavarois pur jus qui m apprend les phrases chocs en patois local, ce qui me permettra d avoir une cote d enfer avec tous les vieux avec qu j irai trinquer par la suite. 


          Au bout d un moment on commence a etre serieusement entammés, il est a peine 20h, le n importe quoi se rapproche a grand pas. Avec Lolo on va pisser, je lui montre les chiottes, il me fait remarquer que c est d un convenu affligeant d aller pisser au "pissoir" comme disent les Allemands et on va pisser sur la montagne du Mordor. Ce truc est une butte sur laquelle les gros allemands saouls vont uriner de pere en fils depuis des temps immemoriaux.
Comprendre ca patine severe et j ai laissé mon sens de l equilibre a table. Ni une ni deux je me retame, globalement c est sale mais sur le coup ca nous fait pisser de rire (ce qui tombe bien).

            On chante aux Allemands incredules un florilege de nos plus grands tubes, de "non papa, pas la boite a caca" a "c etait une vieille salope" en passant par "un jour mon prince viendra". J ai trouvé une baguette je ne sais ou, mon "chapeau chopine" et moi meme nous auto octroyant le droit de jouer les chefs d orchestre. Les potes de Remi commencent serieusement a pedaler a coté du velo, seul Robin tient le choc. J envoie un message a Romuald pour le feliciter de choisir de ses colocs avec gout. Ce sera d ailleurs le dernier truc que je ferai avec mon Nokia. L ambiance etant a la grosse rigolade il est grand temps de pourrir Cariolo. On se fait donc une mission de lui pourrir sa biere avec tout ce qu on peut trouver. Carius, egal a lui meme quand il s agit de faire une connerie lance le tout dans le foule, qui, bien que serieusement imbibée marque son mécontentement avec vehemence. De toute facon la serveuse lui tombe dessus comme la pauvreté sur le monde et lui dit globalement "Suis moi je vais te faire virer".

         Et Carius s execute ! Voir Carius obeir a qqch me semble surrealiste, a plus forte raison quand il s agit d aller au casse pipe. Il est saoul, il n est pas con. Effectivement, apres l avoir suivie 3m avec un sourire de faux cul il se tire en courant dans l autre sens et disparait. La nana n en crois pas ses mirettes, nous on est mort de rire. Cela dit on est plus (du tout) dans ses petits papiers et Carius est quelque part dehors. L experience montrant qu il ne vaut mieux pas le laisser dehors tout seul, le garcon etant plien de ressources (on le verifiera le lendemain d ailleurs). On decide donc de plier. Lolo veut embarquer un Mass par jour, je suis allé faire le test, les gaziers de la securité palpent systematiquement les sacs a dos et c est 100 € d amende
par verre braqué. Lolo met le sien sous sa veste et nous voila partis vers la sortie avec nos gueules de premiers communiants qui preparent un sale coup.

       Ca se presente bien, le pas est ferme, la demarche volontaire. Dans un elan de genie Lolo echappe son verre a 20 m de la Secu et shoote dedans pour l envoyer valdinguer je ne sais ou. Vraissemblablement ca ne faisait pas partie de son plan et je lis dans ses yeux le desespoir d un Benoit Jeannin devant une dictée niveau CE2. Je me poile comme un malade, on sauve les apparences en sortant dignement quand meme.

        Pendant qu on poirotte apres les autres Lolo m en fait une jaunisse, ce que je comprend tellement ce fut piteux (ca ne m empeche pas de me fouttre copieusement de sa gueule). On met en place une rotation, lui va tirer les verres pendant que j attends les autres (vous noterez la prise de risque que je consens). Lolo revient avec son sac plein de verres, je lui file le mien vide et ainsi de suite.

         La ca devient flou, j etais avec les potes de Remi et je ne sais plus trop ce qu on avait convenu avec les autres mais il y a beaucoup de gens qui s en vont je me dit que c est maintenent ou jamais pour se noyer dans la foule et passer les controles de secu avec les sac plein de verres. J en passe 2 comme qui rigole, au 3e je sens bien que le mec m a reperé. Je lui passe en vitesse sous le nez en faisant semblant de telephoner. Je ne sais pas trop ce que le
semblant de telephoner apportait mais sur le coup j avais trouvé l idée geniale. Toujours est il que je ne sais ou il etait allé fouttre ses paluches avant mais il n a meme pas senti les verres alors qu il a palpé mon sac. 


            En ce qui me concerne a partir de la ca part tres serieusement en sucette. J essaie d appeller les autres et realise que mon vieux Nokia n a plus de batterie. Ca sent la spirale de loose. Bilan dans un mouvement d humeur je l eclate par terre avec la delicatesse d un homme saoul qui envoe valser un truc qui l agace. Bilan Nokia sans batterie et desormais pulverisé. Et merde, il etait en fin de vie et deconnait serieusement depuis quelques temps mais merde quand meme. J attends un laps de temps indefini avant de piger que personne ne viendra me chercher. Je n ai pas l intention de rester la toute la nuit, je vais retrouver la station de Metro et rentrer, ca ne doit pas etre bien compliqué. Et ben en fait si, je ne suis pas sorti par la ou nous sommes rentrés, je n ai pas la moindre idée d ou est cette saloperie de station a la con. Je fais un bout de chemin avec Egyptien qui a la malheur de me dire "alllez viens, on va rentrer
chez toi" "On ? Non je, toi tu restes la" et je le seme.

           Je fais un topo rapide sur la sitaution: je suis dans une ville que je ne connais pas et je ne sais meme pas ou je suis dans cette ville, le tout dans un pays dont je ne parle absolument la langue. Je suis tres mal barré. Comme mon truc ce n est pas trop de m apitoyer en attendant que la lumiere de Jesus me sorte de la dedans je me resout a sauver mes miches.

     Remi nous a prepré des "cartes d identités Allemandes" avec nos ganaches dessus, quelques commentaires qui situent bien le presonnage et surtout l adresse au dos avec ecrit EMERGENCY en enorme dessus. J ai plus une tune en poche, va falloir solutionner. Je chope un taxi au vol (definitivement tres tres utile de savoir siffler sans les doigts dans ce genre de situation), je lui presente ma carte et lui demande de me trouver une "cash machine". On s
arrette a un distributeur pendant qu elle potasse son plan, Barbara de son prenom me posera a destination avec une aisance doublé d une rapidité remarquable, le tout pour la modique somme de 20€. Du coup je lui lache un pourliche et rentre a la maison.

      Vous pensez que c est fini ?

      Au contraire.

      A la maison pas ame qui vive. Je n ai aucune idée de l heure qu il est ou du temps que j ai mis a rentrer. Etant bien placé pour savoir ce qu on s est pris je sais tres bien qu esperer reveiller les asticots est utopique, d autant que la proprio est aussi la voisine et qu elle est visiblement chiante. On oublie beugler dans le jardin donc. Ni une ni deux je rentre par la fenetre de salle de bain restée ouverte. Ladite fenetre est a 1m60 du sol et fait 40cm par 40 cm. je me faufile, le plus difficile etant plus de ne pas (trop) s ecraser la gueule dans la boignoire a l atterrissage que de se faufiler. Je m en tire pas trop mal, y a plus qu a aller se coucher. La porte de la chambre est fermée. Je fais un blocage et veut absoument rentrer dans cette putain de piaule. J entreprend donc de demonter/crocheter la serrure. apres maints essais
je pige qu ils ne sont tout simplement pas dedans.

      Pourquoi ?

      Parce qu ils me cherchent pardi !

      Mon telephone Anglais est dans la chambre, le Nokia Francais n a toujours pas de batterie et n est plus au mieux de sa forme depuis notre petitealtercation de la sortie de l Oktober. Plan B, trouver une cabine, on est en  rase campagne (Remi habite un patelin en peripherie), ca va etre gratiné. De toute facon les autres sont en train de me chercher, je DOIS leur dire que je
suis rentré au bercail. Je ne vais pas laisser la maison ouverte donc je me réenferme dehors, tant pis. Je marche indefiniment vers le patelin suivant, au bout d un moment je laisse tomber, il n y a rien et je risque de me repaumer. Je rebrousse chemin et rerentre dans la maison par ma petite fenetre de salle de bain préférée. Peut etre un petit peu trop en confiance suite a mon
precedent passage qui ne s etait pas si mal passé j y vais de facon un petit peu plus hussarde et loupe le rebord de baignoire pour aller m ecrabouiller salement la gueule dans celle ci. A part une paluche en vrac je m en tire a bon compte et avec un beau florilege d hematomes. J essaie de trouver un telephone dans la maison, toujours rien. Je retente une ultime fois avec ce qu il reste de cette saloperie de Nokia, il se réteint (vous noterez qu hormis l ecran il fonctionne encore), c est la goute d eau, je lui broie la gueule avec une canette vide "comme ca au moins t auras une bonne raison de ne plus fonctionner, sale merde !".

            Ca, c est fait.

            Me voici donc reparti dans l autre sens pour trouver une cabine, apres m etre encore enfermé dehors. La ca se decoince, je tombe sur Lolo et les trois potes de Remi qui reviennent de l Oktober et sont sur le cul de me voir la, je leur explique succintement le pourquoi du comment, Lolo envoie un message aux autres pour leur dire qu ils m ont retrouvé et tout le monde ira se coucher, plus ou moins rapidement.


Arnaud

 

Par Poisson - Publié dans : Tribulations d un Arnaud a l etranger
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus