Images aléatoires

  • imgp0813.jpg
  • londres_imgp1886.jpg
  • londres_imgp1849.jpg
  • blog_party_imgp2584.jpg
  • londres_imgp1958.jpg

tribulations d'un Arnaud rentré au pays

Lundi 26 décembre 2005

Je vous avoue que je suis bien emmerdé. Je suis revenu d'Angleterre il y aura bientot une semaine et je ne sais absolument pas quoi fouttre de ma vie. Daniel m'avait prevenu il y a 10 jours "révénir d'Erasmous c'est oune vraie malore" [Dan est espagnol, il me l a dit en Anglais mais j'avais envie de me fouttre un peu de sa gueule, comme ça, en passant].

Et effectivement je m'emmerde. On pouvait s'y attendre; je vous le concede. Quitter ses potes avec qui on vit depuis 6 mois, sa copine, son projet et tous les poles de débauches qu'on peut trouver sur un Campus de 8500 élèves pour retourner dans sa banlieue tristounette, grisatre et peuplée de connards (oui j'ai pris le banlieusard moyen en grippe, il m'orripile. J'en suis un mais je m'en fous, je ne peux plus les saquer quand meme) sans se taper un coup de moins bien tenait de la gageure. 

N'empeche que le probleme est toujours la: maintenant je fais quoi ?

M'acheter une playstation ? A 25 ans (ou presque) c'est degradant.

bosser tous les rapports que j'ai en retard ? c'est deja ce que je suis en train de faire [rapport d'étonnement sur l'Angleterre disponible sur demande soit dit en passant].

Me prendre de grosses bitures ? j'essaie d'y travailler mais je n'ai plus tellement de "drinking partner" ici, heureusement Romuald est bien chaud pour se prendre des cantines, ca m'occupe un soir sur deux.

Faire des balades à cheval ? Je n'ai pas de cheval.

Passer mes nuits dehors ? c'est une tres bonne idée mais j'ai besoin de reprendre quelques repères, tout frais débarqué de mon ilôt je suis un peu perdu (toute proposition est la bienvenue cependant).

Toujours est il que je tourne en rond. En plan de secours je me crée des nouvelles occupations creuses telles qu' aller chez Sephora me trouver un nouveau parfum, faire du shopping, lire mes mails 117 fois par jour, aider le petit vieux dont la peruche se debine toujours dans mon jardin à capturer sa bete rigolote d'ailleurs) et autres passe temps hautement philosophiques.

Bref je m'emmerde, tout est bon a prendre. "Tiens Arnaud tu veux pas aller chercher des chaises au fond du jardin ?" " Oh oui oh oui, super super !". "Arnaud viens mettre la table" "Ouais trop bien !".

Si vous avez une quelconque idée lumineuse n'hésitez donc pas à m'en faire part, je suis open pour vous aider à demenager (j'en fais un demain, j ai jamais été aussi content de me peter les reins), sortir votre chien/chat/brontosaure, aroser vos plantes vertes, vous lire une histoire le soir pour vous endormir ou quoique ce soit d'autre, n'hesiter pas ! Vous cherchez un gogo, je suis là !

Sur ce je finirai ce billet d'humeur par un conseil avisé: allez voir Angel-A, j'en reviens à l'instant et c'est un joli comte de Noel. (j'essaierai de vous pondre un article dessus demain ou plus vraissembleblement mercredi).

[note: cet article a été repris car j'avais été contraint de mettre en ligne le "brouillon", celui ci est la version definitive, merci des commentaires qui y ont été postés dans l'interlude.]

Par Poisson
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 27 décembre 2005

 

Chose promise, chose due, voilà l'article sur Angel-A:

 

 

             Amis des salles obscures bonjour. Aujourd’hui au programme de la séance : Angel-A, le nouveau Luc Besson. Nouveau et théoriquement ultime puisque Besson a toujours déclaré ne vouloir faire que DIX films dans sa carrière pour ne pas s’éparpiller. Hors celui-ci est le 10e

 

            Pour son dernier film Besson s’offre un vrai film aurai je envie de dire. Un film à la Woody Allen ou à la Wong Kar Waï, pas un jeu vidéo à la George Lucas ou à la Dreamworks. Exit les effets spéciaux du 5e élément, les carnages de Léon ou Nikita. Ici on donne dans la simplicité. Le film donne l’impression d’avoir été tourné avec 10 personnes, caméra à l’épaule. Concrètement ça n’est pas le cas mais ça n’est pas tout à fait faux non plus. Le film a été tourné cet été pendant les 15 premiers jours d’Août et soit très tôt le matin soit très tard le soir. Ca donne une impression curieuse, l’idée que Paris a été laissé tout entier à Jamel Debouze et à Rie Rasmussen, qui en font bon usage. Le film en lui-même est touchant de simplicité et déborde de fraîcheur, en bref il fait du bien à voir. Besson se concentre comme d’habitude sur le genre humain, mais y délivre son message directement, comme s’il constatait que des précédents on a retenu que les cascades ou les dauphins alors il faut nous l’expliquer clairement, c’est notre dernière chance de comprendre. Ici le seul objet du film est le bonheur et comment aller le chercher à travers l’exemple d’un petit mec qui est malheureux et ne s’aime pas et qui va apprendre (de force) à être heureux simplement et à aimer les autres, et lui. Evidement c’est un Besson, on est pas devant « bas les masques » ou le divan d’Henri Chapier. Besson est un conteur et sait raconter de belles histoires ce dont il ne se prive pas.

 

            Parlons des acteurs. Grosso modo le générique tient en deux lignes : Jamel Debouze et Rie Rasmussen. Jamel vous fait pisser de rire ? Et bien cette fois ci il vous fera pleurer. Exit les traditionnelles 3 tonnes de tout et n’importe quoi qu’il rajoute partout, son jeu est simple et dépouillé tout en restant faussement maladroit et bien spontané. Cette fois ci Jamel vous fait sourire mais ce n’est pas parce qu’il a raconté une connerie. Pour en arriver à ce niveau de dépouillement Besson a du user de subterfuges tels que ne pas lui faire lire le scénario ou encore lui donner les scènes une par une pour l’empêcher de tout mettre en perspective. Le fouttre à poil en d’autres termes, ce qui était une très bonne idée. Rie Rasmussen est l’ovni de ce film, tout d’abord personne de la connaît, ensuite Besson a trouvé LA fille à qui le rôle va comme un gant. Comme toujours c’est une grande tige androgyne mais celle ci rayonne, même en noir et blanc. Elle emmène le film tambour battant, a de l’énergie pour cinq et vous suivez en courant pour ne pas en perdre une miette, vous accrochant à ses interminables gambettes.

 

            Comme d’habitude quand j’écris un article sur un film c’est pour vous engager à aller le voir mais celui-ci tout particulièrement. A l’évidence c’est le plus beau que j’aie vu cette année et certainement un des plus beaux que j’aie vu tout court. Allez y de ma part, si vous n’aimez pas vous n’aurez qu’à me péter la gueule. Comme c’est vraisemblablement ma dernière chronique ciné de l’année je vous donne ma traditionnelle liste des trois films que selon moi vous auriez du voir: Batman Begins, Les poupées Russes, Angel-A, indispensables.

 

 

 

           

Par Poisson
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 5 avril 2006

Bonjour à tous,

             Il y a 3 ans j’étais allé assister à mon premier concert à Clermont Ferrand, dans une salle inconnue appelée la Coopérative de Mai. J’y étais allé voir Nadasurf, une vieille connaissance. En sortant de ce concert je m’étais dit que c’était tellement bien qu’il fallait que j’écrive un article là dessus pour le raconter à tout le monde. Cette histoire avait traîné et je n’avais finalement jamais écrit ledit article, ce genre de papier s’écrivant à chaud (contrairement à l’oraison funèbre qui elle s’écrit généralement à froid).

 

 

 

            Me voici donc à leur concert Clermontois hier soir. L’ambiance n’est plus du tout la même. Désormais Nadasurf est passe en boucle sur Europe 2, tout le monde les connaît et sort à qui veut l’entendre que « Nadasurf c’est vraiment du bon Rock ». Manque de pot j’ai trouvé leur dernier album merdique et quand Lolo m’a récemment sorti à table « Nadasurf c’est vraiment devenu de la musique de bab’ » Je n’ai hélas rien pu lui répondre d’autre qu’un « ouais » des plus désabusés. Le groupe de ma jeunesse que je fredonnais sur mon VTT en allant au lycée en seconde était rentré dans le moule, les trentenaires s’en encanaillaient et les fans de la première heure commençaient à s’en méfier. Ainsi je ne me suis pas pressé pour acheter ma place et sans un dumping appuyé d’Hélène je n’y serais sûrement jamais allé. J’avoue que dans un premier temps j’y suis allé pour faire plaisir à Jerôme Voilequinos (mon binôme de concert) et qu’Hélène me foutte la paix associé à « mon devoir de fan » plus que par pure envie. Autant dire qu’en plus d’être leur dernière chance y aller relève légèrement de la corvée. Je leur dois bien ça (autant aux deux autres loustics qu’à Nadasurf), alors on y croit et on saute.

             Deuxième « mauvaise » surprise la petite coopé a été abandonnée au profit de la grande, remplie au passage de « trentenaires un peu canaille ». Je me sens aussi à l’aise qu’un curé dans un bordel. La première partie se passe (de commentaires ?) et on entre dans le vif du sujet pour entamer enfin les bonnes surprises : le chanteur a toujours une tronche de faux premier de la classe et le bassiste une de faux dernier. Le batteur est toujours immense, à la croisée des chemins entre Frankenstein et l’incroyable Hulk.

             Le concert commence, on se prend « popular » à la gratte saturée en plein dans nos gueules, à l’ancienne. Le son tape toujours autant, le bassiste clope toujours autant et ça gigote ferme sur scène. Le bassiste aère ses dread à grands coups de mouvements énergiques et le chanteur s’il ne bouge nettement moins en met quand même plein sa gratte et nos esgourdes par la même occasion. En moins de 30s ils font sauter la grande coopé, comme on ferait riper une fille d’un soir un soir de grande win’. Après ça c’est du chiqué, on a plus qu’à passer la nuit ensemble ou du moins une bonne partie de la soirée. Ils nous servent les bons vieux classiques qui vous en mettent plein l’estafette pour pas un rond et les nouveautés cuisinées à l’ancienne pour l’occasion. Je redécouvre du même coup le dernier album sous un jour nettement moins soporifique.

       A bon entendeur les pauvres babs qui sont venus là pour pouvoir en parler dans les dîners en ville en ont été pour leurs frais, Nadasurf c’est toujours du Rock, et du Rock qui tamponne. Je me surprend à sauter partout, je suis réconcilié avec mon amour de jeunesse. Ne s’endormant pas sur leurs lauriers ils se paient le luxe de faire sautiller toute la coopé (effet marée humaine des plus intéressants) ou encore de nous faire chanter une berceuse « miaou miaou I’m a little cat ». Tout le monde chante les chansons à tue tête, la mayonnaise a pris et ni eux ni nous n’avons envie que cela s’arrête. Après 2h de concert et un rappel en bonne et due forme (6 chansons au passage, au diable l’avarice) tout le monde réintègre ses pénates heureux. Moi peut être plus que les autres d’avoir renoué avec de vieux potes... 

 

 

 

 

 

 

Par Poisson
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 5 avril 2006

Bonsoir les amis,

        Apres une légère mais productive reflexion mon blog redemarre. Cela fait un bon mois maintenant que je me demande ce que je vais bien pouvoir mettre dans ce blog qui avait été créée au départ pour vous raconter ma vie à l'étranger. Maintenant que j'en suis revenu depuis plus de 3 mois j'avoue que je peinais à lui insufler une seconde jeunesse.

        Cela dit ce n'est pas parce que je suis revenu d'Angleterre et d'Italie que ma vie s'est arrettée pour autant, bien au contraire. Je vous éviterai donc les comptes rendus de beuveries et autres épisodes décadents inhérents à la vie dans une colloc de 6 mecs et tacherai de vous raconter ma vie de façon décousue et sporadique, décrivant ce que j'estime être important (et racontable).

        On commence tout de suite avec ma vision du concert de Nadasurf ci dessous. Le maître mot lui n'a pas changé: just enjoy (and welcome back pour le coup) !

Par Poisson
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 17 avril 2006

Bonjour à tous, aujourd’hui on va parler d’un (bon) polar. Romanzo criminale est un film Italien sorti il y a quelques mois là bas et qui a eu le bonheur d’arriver jusque chez nous récemment. Le pitch est le suivant : 6 mômes de Bologne tirent une bagnole et se font serrer. Un premier d’entre eux y reste, funeste augure pour la suite des évènements... Les 5 restants en veulent et dans l’Italie des années 70 le crime paie nettement plus que les trois huit. On les retrouve à 20 ans en train de fomenter leur premier « gros » coup, alors qu’ils sortent pour la plupart du « placard ». Ils partent à la conquête de Rome dans le seul et unique but d’y faire régner leur loi, celle des flingues, des putes et de la came.

Romanzo criminale décrit au travers de l’histoire de ces 5 gars toute une tranche de l’histoire sanglante de l’Italie de ce temps là. Les enlèvements sont alors monnaie courante, les règlements de compteégalement et bientôt les brigades rouges mettent le pays à feu et à sang, s’il ne l’était pas déjà suffisamment. Ce pan de l’histoire contemporaine Italienne nous est la plupart du temps complètement inconnu, ce que je trouve éminemment regrettable. Ce n’est pas parce qu’en France les vaches regardaient paisiblement passer les trains que nos voisins n’en vivaient les heures les plus sombres de leur histoire (réflexion valable également pour l’Espagne comme pour le Portugal). A l’heure de l’Europe ça ne fait je pense jamais de mal d’en apprendre un peu sur ses voisins.

 

 

 

.Romanzo Criminale se révèle donc être une formidable chronique de l’Italie des années 70 à 90. Cela dit le film se paie le luxe de faire passer cette analyse pour anecdotique, reléguant ce coté historique au rang de toile de fond . Romanzo Criminale se veut avant tout un excellent polar, de la trempe de 36 quai des orfèvres , si ce n’est mieux. A noter qu’à l’instar de 36 quai des orfèvres, Romanzo Criminale est essentiellement basé sur des faits réels, ce qui fait d’autant plus froid dans le dos. A quelques détails près pour éviter à la prod de se prendre un procès, les (sales) types que vous avez en face de vous ont réellement existés.

 

 

 

Le film décortique en détail les rapports entre la mafia, l’état et la Police qui sert de tampon entre les deux. A cette époque l’Etat Italien complètement débordé par la flambée de violence engendrée par les brigades rouges a fait appel à ceux qui étaient le plus à même de les neutraliser. Et à l’époque des sales types regroupés en organisation structurées, infiltrés partout et pouvant rapidement localiser quelqu’un ou en faire disparaître un autre on en trouvait : dans les organisations criminelles ou mafieuses.

 

 

 

Et croyez moi vous allez vite voir comment ça marche de l’intérieur : Michele Placido vous place d’entrée de jeu du mauvais coté en vous montrant ces gamins faire leur premières conneries, se serrer les coudes pour s’en sortir, balbutier dans le monde du crime organisé, vous grandissez avec eux et perdez rapidement votre habituelle notion du bien et du mal. Ici le manichéisme n’a plus court et vous vous prenez de sympathie pour des types qui tuent, rackettent ou cognent.

 

 

 

Les acteurs certes peu connus en France n’en sont pas moins éblouissants, de crédibilité comme de justesse de jeu, vous entraînant dans le monde de la pègre. De fait vous tombez amoureux avec eux, perdez votre frère avec eux, vous faites trahir comme eux etc… Le film possède toutes les qualités du bon polar, de la sobriété de réalisation à l’apparent calme qui l’habite en passant par la noirceur du tableau final. Tout est juste, pas de place pour le fantoche. Le film vous absorbe méthodiquement, sans débauche de coups de feu ou d’hémoglobine. L’intrigue se veut psychologique, les calibres parlant somme toute rarement. Les héros traversent les grands thèmes de cette fin de siècle sans y échapper : le SIDA, la fin du mur de Berlin ou encore le démantèlement de la corruption organisée en Italie. Le film se clôt sans fausse morale, vous n’êtes pas là pour juger. Une époque se referme, emmenant ceux qui l’ont faite.

 

 

 

Je vous engage donc très vivement à aller voir ce film, voire même en V.O. au cinéma Le Paris. JE vous le rappelle ce haut lieu du cinéma indépendant Clermontois et refuge des films en V.O disparaîtra incessamment sous peu pour faire place à un centre commercial. Profitez donc des derniers instants de ce cinema « old scholl » comme j’aimerai en voir plus que ces multiplex grand guignolesques car bientôt vous aurez Sephora à la place…

 

 

 

 

 

 

Arnaud

Par Poisson
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus